Pourquoi aucune agence sérieuse n’affiche un prix
La même demande — « une soirée d’humour pour cent cinquante collaborateurs » — peut donner deux projets qui n’ont rien à voir : un plateau de quatre artistes dans un hall d’entreprise nu, un soir de semaine en mars, ou une tête d’affiche dans un lieu privatisé un samedi de décembre avec un dîner assis. Afficher un prix revient à vendre l’un en laissant croire que c’est l’autre. Nous préférons regarder votre configuration et vous donner un chiffre qui tient.
Les six variables qui font le budget
- La composition du plateau : le nombre d’artistes, et surtout leur notoriété. Un plateau de quatre humoristes en développement et une tête d’affiche passée à la télévision ne se situent pas dans le même ordre de grandeur. C’est la variable la plus lourde, et celle sur laquelle vous avez le plus de marge : à budget égal, on peut acheter un nom ou une soirée.
- La date : décembre est le mois le plus demandé de l’année pour les soirées d’entreprise, et les artistes y sont les plus sollicités. Une soirée en janvier, février ou mars ouvre beaucoup plus de choix pour le même budget. Un jour de semaine aussi.
- La distance : transport et hébergement des artistes et de l’équipe technique se chiffrent, et la province loin des grandes lignes coûte plus qu’une ville à une heure de Paris. Un plateau composé d’artistes qui tournent déjà dans votre région réduit ce poste.
- Le lieu : vos locaux sont le choix le plus économique, parce que vous ne payez ni privatisation ni location de salle. En contrepartie, tout le plateau technique est à apporter.
- La technique : son, lumière de scène, scène, régie. Un lieu équipé réduit ce poste ; un hall d’accueil nu le fait exister entièrement. C’est le poste le plus souvent sous-estimé par les organisateurs, et celui qui décide de la qualité perçue de la soirée.
- La durée et le format : un plateau d’une heure trente, un format court de quarante minutes entre deux séquences de séminaire, une soirée complète avec cocktail et musique après — ce ne sont pas les mêmes journées de travail pour les mêmes équipes.
Les postes qu’on oublie
Le repérage, quand le lieu n’est pas une salle de spectacle : quelqu’un doit venir voir, mesurer, vérifier l’électricité et les accès. Les loges, qui n’existent pas dans des bureaux et qu’il faut improviser correctement. La restauration de l’équipe, artistes compris. Le gardiennage ou l’ouverture du bâtiment en dehors des heures. Les droits d’auteur, lorsque les œuvres jouées y sont soumises : la déclaration incombe à l’organisateur de la représentation, et nous vous indiquons votre cas de figure pour que vous ne le découvriez pas après.
Ce qui ne fait pas la différence
Le nombre d’invités, dans une large plage. Entre quatre-vingts et deux cent cinquante personnes, le plateau, la technique et la logistique sont quasiment identiques : c’est le lieu et la restauration qui bougent, pas le spectacle. Autrement dit, le coût par invité baisse franchement avec la jauge, et inviter un peu large coûte souvent moins cher par tête qu’une petite soirée.
Comment arbitrer si le budget est contraint
Dans l’ordre : gardez la technique, réduisez la notoriété. Une soirée bien sonorisée avec quatre artistes que personne ne connaît fonctionne ; une tête d’affiche mal sonorisée dans un hall qui résonne ne fonctionne pas, et c’est elle que vos invités retiendront. Ensuite, déplacez la date hors de décembre. Ensuite seulement, raccourcissez le plateau.
Comment nous chiffrons
Vous nous dites la ville, le nombre d’invités, la période et le lieu envisagé. Nous revenons sous quarante-huit heures avec une proposition détaillée poste par poste, plateau nommé, et les variantes qui font bouger le chiffre dans un sens ou dans l’autre. Vous voyez ce que vous achetez avant de décider. Voir organiser un comedy club dans vos locaux.