Le critère que tout le monde utilise, et qui ne dit rien
La première question posée est presque toujours : « qui est-ce qu’on connaît ? ». C’est compréhensible, parce qu’un nom connu rassure le comité qui valide le budget. C’est aussi le plus mauvais point de départ. Un humoriste très identifié a un registre très identifié : si ce registre ne correspond pas à votre salle, sa notoriété ne sauvera rien, elle amplifiera même la déception.
À l’inverse, un artiste que personne ne connaît dans la salle mais dont le registre colle au public produit une soirée dont on parle pendant des mois. L’effet d’annonce et l’effet de soirée sont deux choses différentes, et il faut choisir laquelle on cherche.
Les cinq critères qui comptent
- La composition réelle de la salle : âges, métiers, part de cadres et d’opérationnels, présence de clients ou de conjoints. Un plateau pour un siège de services et un plateau pour un site de production ne se composent pas de la même façon.
- Le registre, pas le nom : humour d’observation, autodérision, absurde, stand-up frontal. Certains registres passent partout, d’autres divisent. Devant un public d’entreprise mélangé, l’observation et l’autodérision sont les plus sûrs.
- L’expérience du public d’entreprise : jouer devant trois cents salariés assis après une journée de travail n’a rien à voir avec un plateau de comedy club où le public a payé pour rire. Les artistes habitués aux deux le disent eux-mêmes.
- La capacité à intégrer un brief : certains artistes adaptent leur set à votre contexte, d’autres jouent leur spectacle tel quel. Les deux approches se défendent, mais il faut savoir laquelle vous achetez.
- La tenue de la jauge : au-delà de trois cents personnes, le rire met un temps à faire le tour de la salle. Un artiste qui n’a pas l’habitude est déstabilisé par ce décalage.
Pourquoi un plateau est plus sûr qu’un nom
Avec quatre à cinq humoristes qui se succèdent, les registres alternent. Si l’un ne correspond pas aux goûts d’une partie de la salle, le suivant arrive dix minutes plus tard. Statistiquement, chacun trouve son artiste, et l’énergie monte à mesure que la soirée avance. C’est pour cette raison que le format plateau est devenu la norme en entreprise, alors que le one-man-show reste la norme en salle de spectacle. Voir notre comparaison détaillée dans plateau ou tête d’affiche.
Les trois erreurs de casting les plus fréquentes
La première : choisir l’artiste que le dirigeant aime, pas celui que la salle aimera. Cela se voit immédiatement, et cela se paie en silence gêné.
La deuxième : prendre un humoriste très clivant en pensant que l’audace fera parler. Elle fera parler, mais pas de ce que vous espériez, et vous passerez les semaines suivantes à gérer des retours internes.
La troisième : ne pas vérifier ce que l’artiste joue en ce moment. Un spectacle vu il y a trois ans n’est pas celui qu’il tourne aujourd’hui. Nous regardons systématiquement le set en cours avant de proposer un nom.
Comment nous procédons
Nous partons de votre public, pas de notre carnet d’adresses. Vous nous décrivez la salle, le contexte et l’effet recherché ; nous proposons un plateau argumenté, artiste par artiste, en expliquant pourquoi chacun est là. Vous validez, et nous briefons les artistes sur votre contexte. Voir humoristes en entreprise.